Florange, l’arrêt des fourneaux

 

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Dédicace

« Tirons notre courage de notre désespoir même »

Sénèque

 

 

Les mains d’or (Bernard Lavilliers pour les sidérurgistes de Florange)

 

 

 

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Les mains d’or

 

Un grand soleil noir tourne sur la vallée

Cheminée muettes – portails verrouillés

Wagons immobiles – tours abandonné

Plus de flamme orange dans le ciel mouillé

 

On dirait – la nuit – de vieux châteaux forts

Bouffés par les ronces – le gel et la mort

Un grand vent glacial fait grincer les dents

Monstre de métal qui va dérivant

 

J’voudrais travailler encore – travailler encore

Forger l’acier rouge avec mes mains d’or

Travailler encore – travailler encore

Acier rouge et mains d’or

 

J’ai passé ma vie là – dans ce laminoir

Mes poumons – mon sang et mes colères noires

Horizons barrés là – les soleils très rares

Comme une tranchée rouge saignée rouge saignée sur l’espoir

 

On dirait – le soir – des navires de guerre

Battus par les vagues – rongés par la mer

Tombés sur le flan – giflés des marées

Vaincus par l’argent – les monstres d’acier

 

J’voudrais travailler encore – travailler encore

Forger l’acier rouge avec mes mains d’or

Travailler encore – travailler encore

Acier rouge et mains d’or

 

J’peux plus exister là

J’peux plus habiter là

Je sers plus à rien – moi

Y’a plus rien à faire

Quand je fais plus rien – moi

Je coûte moins cher – moi

Que quand je travaillais – moi

D’après les experts

 

J’me tuais à produire

Pour gagner des clous

C’est moi qui délire

Ou qui devient fou

J’peux plus exister là

J’peux plus habiter là

Je sers plus à rien – moi

Y’a plus rien à faire

 

Je voudrais travailler encore – travailler encore

Forger l’acier rouge avec mes mains d’or

Travailler encore – travailler encore

Acier rouge et mains d’or…

Déviation : l’heure est à la mobilisation

 

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La longue et interminable procession de milliers d’automobiles et de poids lourds qui paralyse chaque jour Trilport et l’ensemble du pays de Meaux aux heures de pointe du matin et du soir, risque non seulement de perdurer au delà de 2030 mais bien de s’aggraver.
La déviation de Trilport n’est en effet  pas inscrite au Schéma Directeur Régional : « Ile de France, objectif 2030 » proposé à l’enquête publique, ce que nous ne pouvons accepter !

Le Schéma Directeur Régional d’Ile de France (ou SDRIF) fixe dans le temps et l’espace« les moyens de protection et de mise en valeur de l’environnement, la localisation des grandes infrastructures de transport et des grands équipements, détermine la localisation préférentielle des extensions urbaines, ainsi que des activités industrielles, artisanales, agricoles, forestières et touristiques. ».
C’est ensuite aux collectivités, via leurs documents d’urbanisme locaux respectifs de traduire concrètement les grandes orientations d’aménagement fixées. C’est dire son importance, d’autant que le SDRIF s’impose aux documents de planification « locaux » que sont le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) pour les intercommunalités ou le Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour les communes. Tous doivent être compatibles avec le document régional.

Nous attendions légitimement que soit intégré la déviation de Trilport, dernier maillon du contournement de Meaux à ce schéma, d’autant que sa réalisation était inscrite dans le précédent document régional de 2008. C’est le refus du gouvernement Fillon de valider le projet adopté par les élus régionaux qui à l’époque avait bloqué l’évolution d’un dossier, pourtant sur orbite. Malheureusement, force est de constater qu’elle n’est aujourd’hui pas inscrite dans le nouveau Schéma Directeur régional soumis à l’enquête publique.

Que penser d’une telle omission ? Est il possible de  changer encore cette donne ?
Nous le pensons, c’est la raison de l’initiative  « La déviation c’est aussi votre affaire ».

Notre objectif est de mobiliser élus locaux et citoyens à participer activement à cette enquête publique, et de signer une pétition demandant à ce que la déviation de Trilport soit de nouveau inscrite au Schéma Directeur de la Région …

 

Pourquoi ?

 

 

 

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Il est bon de rappeler la procédure d’élaboration du SDRIF

Le document en vigueur est toujours celui de 1994 suite au refus du gouvernement précédent de valider le schéma élaboré par la région en 2008. L’émergence « soudaine » du Grand Paris avait été alors invoqué par le gouvernement Fillon, même si en filigrane apparaissait surtout une manoeuvre politique contre la Région Ile de France et la ville de Paris.
Son élaboration, sous la conduite éclairée de Mireille Ferri, avait fait l’objet d’une concertation inédite jusqu’alors, saluée pour sa qualité et son esprit d’ouverture par tous les acteurs, tant le document final respirait d’intelligence collective et stratégique et aboutissait à un consensus constructif, porteur de potentialités et de dynamique territoriale.
C’est une vision grand angle qui avait été privilégiée, ne négligeant ni la grande couronne, ni les franges franciliennes, sentiment renforcé par les résultats de l’enquête publique. 

Consensus délibérément ignoré par Christian Blanc, Ministre en charge du suivi de ce dossier; car pour qu’un Schéma Directeur Régional devienne effectif, l’intervention de l’Etat est indispensable : du décret de lancement de la procédure à celui de sa validation, suite à l’adoption du document définitif par l’assemblée régionale. C’est l’Etat avec ce décret, aprés avis du Conseil d’Etat, qui donne toute sa valeur juridique au nouveau Schéma Directeur et l’impose aux autres collectivités, afin de respecter le principe d’égalité entre collectivités.

Une élaboration qui respecte une longue procédure associant de multiples acteurs à différentes étapes de son déroulement. En premier lieu les acteurs associés (dont les chambres consulaires et les conseils généraux) invités à émettre des propositions si nécessaire. Aprés quelques aller et retour, le texte arrété est soumis au vote de l’assemblée.
Puis enfin arrive une étape cruciale, celle de l’enquête publique, durant laquelle l’implication directe des citoyens et des collectivités peut intervenir sans détour et directement. Nous en sommes à ce stade, et ce jusqu’à fin avril, c’est dire l’importance des semaines qui vont suivre …

 

Faut il souligner l’importance de cette déviation ?

Le trafic automobile (dont de plus en plus de poids lourds en transit) sur notre secteur est en augmentation constante et génère des nuisances multiples (environnement, bruit, temps perdu … ), Trilport constitue en effet l’unique point de franchissement de la Marne du secteur pour 5 départementales ! Un véritable goulot d’étranglement qui n’est pas qu’un problème Trilportais ou néo meldois, mais concerne tout un secteur qui s’étend sur plusieurs bassins de vie : de l’est à l’ouest (Communauté du Pays Fertois / Communauté d’Agglomération du Pays de Meaux notamment) ou du nord au sud (Communauté de Communes du Pays de l’Ourcq et du Pays Créçois). 

Oubli d’autant plus incompréhensible que la Région Ile de France et le Département de Seine et Marne avaient, vu l’importance de cette infrastructure, intégré les études techniques de cette déviation au Contrat particulier Région et Département (montant 4,3 millions d’euros : financés à 50% par le Conseil général et 50% par le Conseil régional) voté en 2007 par les deux assemblées.
Décision restée sans suite après le refus du gouvernement Fillon de transmettre le projet de SDRIF voté par l’Assemblée régionale au Conseil d’État en prétextant les lois sur le Grand Paris apparus pourtant bien aprés.

Faut il rappeler le développement de nos territoires, qui va s’amplifier encore vu les objectifs en production de logements fixés par l’Etat et la Région, via notamment ce Schéma Directeur Régional afin de répondre aux besoins de l’Ile de France et de nos habitants !
Une étude de circulation récente réalisée par la Communauté d’Agglomération du Pays de Meaux dans le cadre de son Plan Local de Déplacement apporte un éclairage particulier sur les conséquences de la réalisation ou non de ce contournement d’ici quelques années.
Si rien n’est fait, la situation deviendra dramatique pour tout un territoire qui risque alors la paralysie. Une perspective intolérable pour la vie quotidienne de milliers d’habitants et le dynamisme territorial et économique de nos collectivités !

Aussi il apparaît essentiel, compte tenu de ces perspectives, de faire inscrire cet aménagement comme une des priorités structurantes au prochain Schéma Directeur de la Région Ile de France.

 

Pourquoi une telle omission ?

Chacun peut comprendre vu le contexte budgétaire contraint actuel que le tour de table pour financer une infrastructure de plus de 50 millions d’euros ne soit pas immédiat, mais cependant d’ici 2030, bien des évènements peuvent se produire !
Ne pas l’inscrire aujourd’hui, condamne ce projet jusqu’en 2030 et un statu co que nous ne pouvons accepter. Le présent ne doit pas hypothéquer l’avenir et le Grand Paris ne doit pas interdire aux territoires de la Grande Couronne de se développer harmonieusement.

 Si un élément caractérise ce nouveau Schéma Directeur, c’est effectivement l’importance prise par le Grand Paris et la métropole parisienne dans la réflexion régionale, prisme quelque peu déformateur. Faut il  souligner que l’Ile de France c’est également la Seine et Marne, département à fort potentiel qui représente prés de la moitié de sa superficie ! 
Si certains pensent que l’ambition des seine et marnais et de faire de leur territoire, une terre de rélégation, condamnée à accueillir décharges ou autres servitudes les plus diverses, gaspiller leurs espaces naturels et agricoles, ils risquent fort de déchanter. Ce territoire porte en lui les ferments d’un développement original qui apportera dans les prochaines années une véritable valeur ajoutée à cette région. Encore faut il réduire certaines fractures qui s’aggravent : territoriale, numérique, sociale et celle liée au transport.
L’actuelle infrastructure de transport, routier et ferré qui maille ce département date des années 1970, c’est dire son sous dimensionnement et son inadaptation aux enjeux de la Seine et Marne d’aujourd’hui et encore plus à celle de 2030, qui se trouvera confronté au développement exigé par la région en production de logements ou en développement d’activités.

Excepté les gares concernées par le Réseau du Grand Paris, peu de nouvelles infrastructures sont projetés dans le nouveau document.
Développer un territoire ne se limite pas simplement à construire de l’habitat, mais également à dimensionner l’offre en transport et les infrastructures pouvant porter et accompagner une telle dynamique territoriale, et qu’on le veuille ou non, la route dans le 77 est un vecteur important de transport, notamment de transit, ne serait ce que pour assurer une bonne intermodalité avec le Grand Paris.

 

 
 
L’enquête publique
 
L’enquête publique est la traduction du principe de participation inscrit dans la Charte constitutionnelle de l’environnement.
 
Article L 123-1 du Code de l’Environnement : « L’enquête publique a pour objet d’assurer l’information et la participation du public ainsi que la prise en compte des intérêts des tiers lors de l’élaboration des décisions susceptibles d’affecter l’environnement mentionnées à l’article L. 123-2.
Les observations et propositions recueillies au cours de l’enquête sont prises en considération par le maître d’ouvrage et par l’autorité compétente pour prendre la décision.»
 
L’enquête publique est donc ouverte jusqu’au 28 avril et chacun peut y participer (pour en savoir plus
 
 
 Permanences en Seine et Marne du Commissaire Enquêteur 
 
 
Mairie de Melun 
Espace Saint Jean : 26 place Saint Jean
Permanence le Samedi 27/04 de  9H à 12H
En dehors de cette permanence le dossier d’enquête est consultable à l’hôtel de ville, 16 rue Paul Doumer.
Permanences : Mardi 2/04 de 14H30 à 17H30 – Jeudi 11/04 de 14H30 à 17H30 – Jeudi 18/04 de 9H à 12H
 
Mairie de Meaux
2 Place de l’hôtel de ville
Permanences : Jeudi 28/03 de 9H à 12H – Vendredi 05/04 de 9H30 à 12H30 – Lundi 08/04 de 15H à 18H – Samedi 20/04 de 9H à 12H – Lundi 22 avril de 15H à 18H00
 
Mairie de Coulommiers
13 Rue du Général de Gaulle
Permanences : Vendredi de 29/03 de 14H30 à 17H30 – Vendredi de 05/04 de 14H30 à 17H30 – Lundi 15/04 de 9H à 12H – Vendredi de 19/04 de 14H à 17H – Mardi 23/04 de14H30 à 17H30
 
Mairie de Provins
5, place Maréchal Leclerc
Permanences : Samedi 30/03 de 9H à 12H – Mercredi 03/04 de 9H à 12H – Lundi 08/04 de 9H à 12H – Lundi 15/04 avril de 14H30 à 17H30 – Jeudi 25/04 de 14H à 17H  
 
Mairie de Torcy
Place de l’Appel du 18 juin 1940,Torcy
Permanences : Samedi 06/04 de 8H45 à 11H45 – Vendredi 12/04 de 8H45 à 11H45 – Mardi 16/04 de 14H à 17H – Lundi 22/04 de 14H à 17H – Vendredi 26/04 de 8H45 à 11H45
 
Mairie de Fontainebleau
40 Rue Grande
Permanences : Jeudi 28/03 de 14H30 à 17H30- Mercredi 3/04 de 14H30 à 17H30 – Mardi 9/04 de 14H30 à 17H30 – Jeudi 18/04 de 14H30 à 17H30 – Mardi 30/04 de 14H30 à 17H30
 

Ne redevenons pas les oubliés du Grand Paris !

trilport-motrice-agc.jpgDepuis l’arrivée de Jean Paul Huchon comme Président du STIF, force est de constater que pour la grande couronne les conditions de transport ferré ont évolué positivement, que ce soit au niveau du matériel (nouvelles rames) que des prestations grâce à la mise en place du cadencement et des évolutions tarifaires.

Mais au regard du retard à rattraper, 30 ans de non investissement sur le réseau, l’effort à fournir est toujours considérable, jugez en plutôt !
Aux heures de pointe (7h à 8 heures) les usagers des gares de Trilport et de Meaux ont le sentiment d’être déjà dans le métro tant ils sont serrés, signalons à toutes fins utiles que le trajet dure environ 40 minutes, avant de retrouver le vrai métro !

Le manque de confort est évident, il est principalement du à un manque de capacité significatif de l’offre aux heures de pointe, situation qui avec l’augmentation constante et croissante des usagers ne va pas s’arranger dans les prochaines années … Si aucune amélioration n’est apportée d’ici peu, le pire est encore malheureusement à venir et anéantirait tous les efforts considérables consentis par la Région et le STIF depuis 2006 pour améliorer le quotidien des usagers.

Il n’y a pas trente six solutions

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PLU, victoire de la forme sur le fond, de l’intérêt particulier sur l’intérêt général ?

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Par jugement en date du 20 décembre 2012 le tribunal administratif de Melun a annulé le Plan Local d’Urbanisme de Trilport.
Son adoption, après plus de deux ans de travail avait constitué une étape importante; il s’agissait de mettre à jour un document datant de 1984 (un POS précédent ayant déjà été annulé) qui n’était plus adapté depuis longtemps aux besoins des habitants et de l’époque comme aux défis auxquels la commune doit répondre, dont les impératifs de la loi SRU ne sont pas les moindres.

Ce blog s’était fait l’écho de la concertation engagée et des ambitions environnementales portées par un document (voir note précédente) dont l’élaboration avait été et à l’émergence de l’éco quartier de l’Ancre de lune.

Ce travail de longue haleine est aujourd’hui annulé par le juge administratif.

Permettez moi de regretter qu’en matière d’urbanisme l’intérêt général ne soit trop souvent mis en cause, comme dans de très nombreuses annulations de PLU actuellement (une véritable contagion : Noisy le Grand, Montreuil, Rennes, Brest, Hyeres, Colmar…) principalement pour des raisons de forme,  et des requêtes parfois d’une seule personne s’estimant lésée. C’est le triomphe de l’intérêt particulier !

Les conséquences de telles décisions sont lourdes, tant pour la collectivité (énergie, temps, cout et incidences financières pour les opérations en cours) que ses habitants alors que pour certaines décisions, comme à Trilport, les manquements dénoncés ne sont même pas directement imputables à la commune, mais au Commissaire Enquêteur désigné par le Président du Tribunal Administratif, c’est tout le paradoxe de tels jugements !

Cela pose deux problèmes de fond : les liens entre commune et Commissaire enquêteur et les multiples conséquences de recours qui en se multipliant, quelquefois au nom d’intérêt mercantile, paralysent la vie des collectivités, le développement des territoires et l’accès au logement !

 

 

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Il va sans dire que l’élaboration d’un PLU pour les communes s’apparente de plus en plus à un parcours du combattant qui nécessite bien des compétences à réunir, notamment en juridique, un domaine qui commence à prendre le pas sur l’urbanisme.
Evolution inquiétante, la forme l’emportant de plus en plus sur le fond, les PLU devenant un véritable terrain de chasse pour des avocats spécialisés dont le seul objectif est de défaire ce que d’autres ont mis tant de soin et de temps à construire.

Il serait temps que le législateur remette un peu d’ordre dans ce domaine et ne revienne aux fondamentaux en facilitant la tache de ceux qui font, plutôt que de ceux qui défont, ou tout du moins limite les conséquences d’une simple erreur de forme qui oblige une collectivité à recommencer toute la démarche du début à la fin … jusqu’au prochain recours …

Voici un cas parmi tant d’autres, celui de Trilport

 

Conséquences pour la Ville

La décision du Tribunal Administratif a réduit à néant le fruit de la longue concertation menée, dans l’absolu respect des lois, allant même au-delà des obligations légales qui s’imposaient : réunions publiques, organisation d’une exposition,  atelier citoyen, élaboration d’un site internet spécialement dédié …
Peu de communes de la taille de Trilport (moins de 5 000 habitants) ont fait autant dans ce domaine, ce qui a permis à beaucoup d’habitants  de s’exprimer et de faire évoluer une réflexion devenue commune.

La décision du Tribunal Administratif (voir le communiqué de presse) pose un problème de fond, celui des liens entre Commissaire Enquêteur et collectivité.
Faut il rappeler que le commissaire enquêteur est nommé par … le Président du Tribunal administratif pour conduire l’enquête, ce même Tribunal vient de sanctionner la collectivité pour des manquements du Commissaire Enquêteur que son Président a lui même désigné !
Il me semble absolument nécessaire pourtant que ce dernier soit autonome et indépendant, afin d’assurer et garantir l’équité de l’enquête publique. A mon sens, les élus n’ont pas à s’immiscer dans l’action du Commissaire durant le déroulement de l’enquête et encore moins dans la rédaction de son rapport. La commune se retrouve ainsi pénalisée pour des manques qui ne lui incombent pas !

Cette décision du tribunal ne serait pas grave si elle ne nécessitait le lancement de nouvelles procédures longues et coûteuses pour une commune comme la notre, mais aussi malheureusement pour effet de bloquer de nombreux projets attendus avec impatience par beaucoup de familles, va pénaliser grandement leur quotidien et en plonger d’autres dans la difficulté (acquisitions en cours)

Suite à l’annulation, la municipalité a décidé de lancer de nouvelles procédures sans délai, afin d’en limiter les conséquences négatives, tant pour la ville que ses habitants.

Cette décision, ne constitue ni un revers ni une défaite, juste une péripétie malencontreuse mais surmontable, et ne saurait remettre en cause le projet de développement harmonieux porté par les élus, validé non seulement par le Conseil Municipal (aucun vote contre), les habitants, au travers d’une concertation durant laquelle ils ont été partie largement prenante, mais également les services de l’Etat et la quasi unanimité des personnes publiques associées ; seule la Chambre d’Agriculture se prononçant contre le classement en zone N (comme naturelle) des terres agricoles, décision destinée à défendre les espaces naturels et agricoles et à rendre plus difficile l’émergence de constructions illicites. Les faits nous ont malheureusement donné raison.

Notre démarche se veut non seulement respectueuse de nos concitoyens, mais aussi des responsabilités que nous devons assumé face aux impératifs imposés par la loi et le développement de notre territoire. Nous tenons à privilégier un développement cohérent et harmonieux des espaces naturels et agricoles qui nous entourent mais aussi et surtout de tous les habitants, sans exclusive. C’est le fond de notre engagement.

 

 

Communique de presse de la Municipalité

 

« Le Plan local d’urbanisme (PLU) de Trilport voté par le Conseil municipal du 4 février 2011 (20 voix pour, 5 abstentions) a été annulé par décision du Tribunal administratif de Melun le 20 décembre 2012, suite au recours de l’association ADPT (Association de défense du patrimoine des Trilportais). Le Tribunal a retenu principalement trois arguments . 

 

1.Concernant le rapport du Commissaire enquêteur 

o« il ressort des pièces du dossier, que si les conclusions du Commissaire Enquêteur qui s’était prononcé en faveur du PLU de Trilport tout en assortissant son avis des recommandations et réserves émises dans ses conclusions, a répondu à l’ensemble des observations émises par le public durant l’enquête publique, il ne s’est pas prononcé sur les avis, pourtant nombreux, émis par les personnes publiques associées »

o Que les mentions « le dossier est conforme à la réglementation sans pièce manquante figurant dans le rapport et dans les conclusions du Commissaire Enquêteur ne suffisent pas à apporter la preuve contraire »

Il faut rappeler que le commissaire enquêteur est nommé par le Président du Tribunal administratif pour conduire l’enquête. Il est entièrement autonome et indépendant, les élus n’ayant pas à s’immiscer dans le déroulement de son enquête ou la rédaction de son rapport. La commune se retrouve ainsi pénalisée pour des manques qui ne lui incombent pas.

 

2. Concernant le rapport de présentation

Le Tribunal a estimé que « si le rapport de présentation du PLU ne précise pas suffisamment les besoins nécessités par les prévisions démographiques et économiques au regard des articles L123-1 et R123-2 du code de l’urbanisme. 

Pourtant le Tribunal souligne par ailleurs un « état des lieux très détaillé de la situation démographique et économique de la commune » et d’un rapport très complet » ???

 

3.Concernant le classement des parcelles en zones BN

Le Tribunal a estimé qu’il n’était pas possible de modifier le projet de PLU après enquête publique pour y inclure des nouvelles parcelles AF dans les zones N. Il reconnaît par ailleurs que ces changements n’altèrent en rien l’économie générale du PLU. 

La municipalité avec ce classement souhaite protéger les zones agricoles en les classant en « zone N », afin d’éviter les constructions illicites et préserver ainsi environnement et activité agricole.

 

Le Plan local d’urbanisme permet d’assurer un développement harmonieux du territoire, tant de l’espace urbain que naturel. Ce document complexe à réaliser résulte d’une procédure longue (étude, enquête publique…) et d’une large concertation auprès des habitants et des personnes publiques, menée avec volontarisme et transparence à Trilport (nombreuses réunions publiques, exposition, site internet dédié, dossiers dans le journal municipal …) rare pour une commune de moins de 5000 habitants, ce qui a été reconnue par le Commissaire Enquêteur et allant bien au-delà des obligations légales.

Cette annulation n’est en rien exceptionnelle, de très nombreuses villes, telles Rennes, Montreuil, Noisy le Grand ou Brest (disposant de services d’urbanisme et juridique importants) se sont vues également annuler leur PLU très récemment, dont beaucoup pour des raisons relatives également aux missions du Commissaire Enquêteur. 

La commune prend acte de la décision du Tribunal Administratif qui s’impose à tous mais n’est pas sans conséquence tant pour la ville que ses habitants. Elle nécessite le lancement de procédures longues et coûteuses pour la collectivité, et a pour effet immédiat de bloquer de nombreux projets attendus avec impatience par beaucoup de Trilportais.

La ville étudie la possibilité de faire appel d’une décision qui impose de revenir au POS de 1984, aujourd’hui inadapté, dont certains articles sont même devenus illégaux. Cette décision n’entame en rien la détermination des élus à poursuivre le travail engagé au service de l’intérêt général et collectif et de nouvelles procédures seront lancées dés les prochaines semaines. »

 

Afin de poursuivre la transparence qui caractérise la démarche engagée par la municipalité, les éléments relatifs à cette décision (conclusions du Tribunal Administratif, rapport et conclusion du Commissaire Enquêteur sont accessibles sur internet :  www.trilport.fr (espace Grands Projets / PLU)

 

Pour 2013 « transforme ta main ! »

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La longue farandole des vœux est lancée et durera jusqu’à la fin du mois de janvier. Le moral n’y est pas forcément au beau fixe,  bien que les élections nationales ont marqué 2012 et se sont traduites par le retour d’une alternance attendue de beaucoup. Mais ces scrutins ont également révélé le trés mauvais état du pays
Ni scoop, ni polémique, tous les clignotants, ou presque, sont au rouge et l’heure n’est plus à rechercher les responsables de ce triste bilan, les français ont tranché la question avec leur vote clair.

Notre énergie doit être consacrée à trouver les solutions qui nous permettront de sortir de cette mauvaise passe, collectivement et surtout rassemblé. Chacun pressent que redresser le cap prendra de nombreux mois, voire quelques années et que des sacrifices s’imposeront à tous, l’heure n’est plus pour les élus ou les décideurs aux promesses inconsidérées ou aux plans sur la comète !

Ce constat concerne également les collectivités. Pourtant nos concitoyens ont besoin, non de promesses sans lendemain, ils ont déjà donné, mais de réponses trés concrètes. Force est de constater que la seule porte qui leur soit réellement ouverte, y compris pour exprimer leur mal être, est celle de la Mairie.

Pourtant la situation financière de nos collectivités est de plus en plus tendue. La poursuite du gel des dotations de l’État et la crise immobilière diminuent nos recettes, alors qu’il nous faut répondre aux demandes croissantes de nos concitoyens, aux conséquences des mesures d’économie prises par l’Etat et d’autres partenaires, sans omettre d’investir pour préparer l’avenir.

Le coup du mille feuille territorial, je le laisse à d’autres élus, qui oublient généralement de souligner, que nos collectivités sont parmi les mieux gérées et les moins endettées d’Europe. A contrario, notre pays a besoin d’elus disponibles, qui ne cumulent pas les responsabilités entre Paris et leur circonscription, par exemple. Je suis de ces français qui attendent avec impatience la fin d’un cumul des mandats qui n’a que trop duré !

Lors de mes permanences, beaucoup de demandes remontent, la détresse est de plus en plus présente dans nos communes, le plus souvent du à un accident de la vie : décès, perte d’emploi, ou séparation du couple aux conséquences souvent dramatiques pour les enfants.

Comment agir et allermalgré tout de l’avant dans un tel contexte ?

quadrature du cercle ou non ?

 

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Plutôt que se lamenter et attendre une intervention divine ou un retournement de tendance miraculeux, l’équipe municipale a choisi d’innover et d’aller de l’avant.

En réalisant des équipements utiles, mais en suivant une démarche différente : éco construction, polyvalence, accessibilité et mutualisation. Les critiques de certains n’avaient pourtant pas manqué : montant, mode de financement, choix environnementaux, y compris même sur la durée et les contraintes des travaux !
Ces réalisations se sont pourtant révélés à l’usage comme de vraies réussites :  fréquentation, satisfaction des usagers … chacun quelque soit sa génération ou quelquefois son handicap, se les ait approprié, c’est notre plus belle victoire !

Cependant améliorer la vie au quotidien des habitants, ne peut se limiter à la réalisations d’équipement, y compris emblématiques. C’est surtout une suite continue de petit pas, d’aménagements, de travaux qui s’ils ne changent pas la vie, du moins rendent le quotidien plus agréable !
Chaque année nous agissons afin de mieux éclairer la ville, la rendre plus accessible, aménager un cadre de vie harmonieux et surtout faciliter les liens de proximité …

La qualité d’une ville repose aussi sur les liens sociaux qui l’animent … Ils sont le fruit d’une énergie collective (membres d’une association, bénévoles, parents d‘élèves, commerçants, artisans, agents de la ville, ou partenaires de l’action municipale …) qui alimente et fait vivre un lien fragile, ténu, mais essentiel au « vivre ensemble ». mais également des politiques publiques :

  • Mise en place d’un service animation au sein des services municipaux, a permis de professionnaliser les animateurs intervenant dans les écoles et au centre de loisirs, et de mettre en place un service d’accueil périscolaire qui fonctionne de 7 heures à 19 heures, pour les maternelles comme les primaires. Un savoir faire qui sera utile pour réussir une réforme des rythmes scolaires qui s’avère délicate à  mettre en place.
  • Création dans les locaux rénovés de la villa Bia, d’un pôle social composé du Centre communal d’action sociale et d’un Relais d’assistantes maternelles. Cette structure qui fonctionne depuis deux ans, est portée par la CAF, le Conseil général et la ville. Elle apporte un soutien concret aux parents et à la cinquantaine de professionnelles travaillant sur la commune et beaucoup de vie dans la ville. Sa fréquentation croissante est la meilleure preuve de son utilité.
  • Nouveau site internet, prolongeant l’action des services municipaux afin de faciliter la vie des habitants. Depuis septembre, toutes les démarches administratives liées au périscolaire sont accessibles à partir d’Internet sur un portail famille qui acceptera dés les prochains mois le télépaiement.

Des liens qu’il faut parfois défendre …

La loi et les règles de vie en commun doivent être respectées, tout le monde en convient, du moins en théorie, pourtant trop souvent lorsque l’on aborde le domaine du concret, les élus se retrouvent seuls pour assurer cette mission républicaine.
Tout repose sur le Maire et ses services : respect du droit, règles de police, d’hygiène, logement, applications des règles d’urbanisme puis accueil, suivi, constat, réprimande, instruction de procédures administratives fastidieuses et chronophages … Les élus locaux, notamment les Maires ont besoin de l’Etat et de la justice pour les aider à faire appliquer, simplement le droit.

Que ce soit en se réunissant afin de définir un plan d’action, à ce titre la création en 2012 d’un Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance sur l’agglomération que nous réclamions avec insistance depuis 2002 est une bonne chose. Il est essentiel que l’ensemble des acteurs territoriaux, institutionnels ou associatifs se rencontrent, débattent pour agir en complémentarité sur tous les volets liés à cette problématique. Encore faut il avoir une capacité d’action.

Que ce soit en se dotant de nouveaux outils. Sur la vidéo protection (enregistrement d’images) par exemple, beaucoup a été dit ou écrit. Il ne faut ni idéaliser, ni diaboliser ce qui n’est qu’un outil, mais l’utiliser avec efficience, en tenant compte de ses atouts, manques, limites, coût et contraintes. Nous allons l’expérimenter et avons lancé une étude conduite par un cabinet spécialisé pour anlyser les conditions de son déploiement sur la voie publique.

Voilà, c’est tout cela, Trilport : une réelle ambition collective, de l’innovation (du système D aussi quelquefois), la priorité donné à l’humain et au partage, mais aussi de lourdes contraintes, qui nous incitent au pragmatisme, par conviction et raison.

C’est  l’esprit qui anime cette ville et la marque de fabrique de notre équipe.

La crise que nous traversons ne doit être en aucun cas un prétexte au renoncement, mais au contraire, au renouvellement ! Nous devons continuer à faire vivre nos valeurs, en étant plus solidaires, en préparant l’avenir, en inventant des solutions nouvelles pour répondre aux interrogations mais également aux contradictions nombreuses de notre société, malgré un contexte financier tendu.

Un Maire n’est rien tout seul, une ville n’est rien isolée, un territoire n’est rien sans les communes qui le compose, toutes lui apportent, mais aussi sans lien avec les autres territoires …

Ce qui est vrai pour les villes, l’est aussi pour chacun d’entre nous …

C’est pourquoi nous voulons  « créer des nouveaux liens »  afin d’être plus proche, le nouveau site internet illustre notre volonté.

Eluard n’écrivait il pas : « On transforme sa main en la mettant dans une autre. » ce que Charles De Gaulle a interprété à sa manière lors d’un célèbre « Mano en la mano »

Je souhaiter qu’en 2013, nous transformions nos mains en créant de nouveaux liens, entre nous …

Bonne et heureuse année 2013 à toutes et à tous.

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